(¯`•._† .Ileùs Térébelle. †_.•`¯)

(¯`•._† .Ileùs Térébelle. †_.•`¯)

Crève leurs yeux d'un seul coup de dent
Leurs ventres au fond des cuisses humaines
J'ai tellment faim que j'ai bouffé leurs queues
Sucé leurs coeurs, ne pas nourrir le baigneur

Ouvre la boîte à cervelle, celle qui s'écrase sous ta semelle
Traque mon animal, l'insecte qui m'appelle
Vers mon intestin frêle

Sans matières qui s'emmêlent, qui macèrent
Debout dans les égouts, je me dégoûte
Perpétuelle déglutition à vide, laisse moi vomir

Je visite mon piège qui dort, mon carnivore

Nébuleux voyage, je berce mon nauffrage, ce souffle froid anorexique
Ravive ma peur, ma puanteur boulimique
Elle rapporte les tombes, les mouches espionnent, abrègent
Ce lent parcours en silence escortant le temps, mon compte à rebours
Je suis malade à ton image, l'eau sèche, incommuable
Je suis malade comme toutes ces...

Femmes, femmes opaques, femmes, femmes barbares
Femmes opaques, femmes, femmes barbare, femmes

Ma génuflexion, l'extrême perfection
Perfection, femmes, femmes, ma génuflexion

# Posté le samedi 23 août 2008 16:18

(¯`•._† .Ileùs Matricis. †_.•`¯)


Mes chairs internes digèrent ces peuplades ichtyophages
Ma peau arraché, mes os aiguisés, ma tête fuselée
Réduite d'arêtes parfaites
Je hais ces poissons qui me mènent vers le fond
De bile en phlegmon, je tiens ma folie baillonée sous ma vie
Sous mon lit traîne les furies. Je sais que j'empire, je sais qui je suis

Putain de chienne, enceinte de la haine
Renifle ce goût infecte qui traîne, miel organique
Pourriture sucrée, nourrie, engorgée d'une crème psychiatrique
Déshabille le chaos inaudible de sa peau réversible
Ma faim excessive
Ce venin fuit dans mes tuyaux graisseux qui toussent

Regarde moi salope, vomir, salope, m'assouvir, salope
Regarde moi, salope

Ces demis lionnes aboient leurs pannes
Vomissent leur vide, leur extrait de suicide
Pafaite ascencion d'une fascination

Mon corps qui dort

# Posté le samedi 23 août 2008 16:13

(¯`•._† .Holocauste En Trois Temps. †_.•`¯)


Balayant les membres amants, ces corps maigres affamés.
Préféraient la douleur à la mort.
Courtisane de l'enfer aux sabots de la bête.
Ma bouche sèche au travail du feu et de leur dieu.
Ecorce de chair au cuir percé.
Ces fosses humaines célèbrent les nouveaux ponts des cités mortes.
Suis les pas de la bête.
Aux invariables messes.
D'un carnassier d'espèces.
En carnage de nos chairs.
Visages sans lèvres dégorgent en nos têtes.
Croque le cou des vivants, insiste au sabbat.
L'incestueux ébat dilaté d'indécence.
J'ai vendu mes organes mes voraces membranes.
Ont trahi mon voyage.
Je finance mon retour coupant la viande des sourds.
Ces enfants me hantent.
Comment rentrer, comment rentrer.
Empourprés de restes d'êtres, holocauste à trois temps.
Rythmique de la bête.
Valser six pieds sous mère, six pieds sous terre.
Eventrer la mère.
Suis les pas de la bête.
Aux invariables messes.
D'un carnassier d'espèces.
En carnage de nos chairs.
Elle détient.
L'origine du pêché en secret.
Visages sans lèvres dégorgent en nos têtes.
Croque le cou des vivants, insiste au sabbat.
L'incestueux ébat dilaté d'indécence.
D'une dune méphitique.
Rythmique de la bête.
Holocauste à trois temps rythmique de la bête.
Rêve, viol, saigne, rêve, viol, rêve, saigne, crève, viol, rêve, viol, saigne, crève.
En trois temps, rythmique de la bête.
Il pleut du sang, ces gens s'abreuvent de funestes torrents.
Les seigneurs déterrent leurs hommes des immuables siestes.
La famine en ivresse perdue en cercle de culte.
Hache, dépièce leurs muscles en mousse de luxe.
La folie étranglée.
Moi je m'éveille.
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# Posté le samedi 23 août 2008 16:11

(¯`•._† .Anima Exhalare. †_.•`¯)


J' y ai goutée le tiens !
Suvie les labirynthes
Courbée le néant
Lacunes béantes
Pas assez grandes

J'aurais dû ressentir la détresse dans ta chute,
Ce déniement, ton refus de la vie qui nous lia par dépit.
Je comprends, ressens l'addiction qui te boit vers le fond, elle court en moi, m'attire vers toi.
Sans la voix, le dialogue est plus audible et seul reste ta main, ses écrits qui finalement remplaceront tes cris.

Une odeur de chair se dispute au parfum, prend possession de l'air. Violemment aspiré par ce trou béant, il me regarde, atone, et me lance « maintenant ou jamais ».
Tous ces mots que nous n'avons jamais pu dire s'échangèrent dans le silence par les regards de nos deux êtres fissurés.
Doux moment, douce maman...

Sans faiblir, l'animadversion alimentait ce désir furieux de contempler enfin un spectacle commun.
Maintes fois, j'ai écrit un scénario implacable.
Chaque soir, l'habit du malheur s'ajustait, inavouable.
Le temps, son œuvre, ne laisse de ces sombres heures que des flashs intercalaires de cet enfer effrayant qui nous brisa tous.
Des flots d'éthanol corrosif brûlaient tes choix, voilà ce qu'il me reste de toi, la lente lumière chaude d'un soleil froid, ces rares instants profonds de communion voilant l'inévitable destruction.
Longtemps il n'est resté des ténèbres qu'une envie impatiente de partir, de grandir abandonner l'antre imprégnée de fumée, baignée d'alcool, briser les chaînes du passé, créer l'irréel.
Mon idéal viscéral perdu dans les abysses d'une obscurité absolue, ces doux accords dissonant de mélancolie, stridents, exhumèrent mon cadavre de l'ennui.
Nu face au monde, l'asphyxie paraît naturelle, artérielle.
Les âges peuvent courir, l'expérience nourrir, les ressentiments pourrir, les textures atonales et le temps donnent une chance de guérir...

L'insecte qui pullule, grignoteur de cellules, engraissé par l'abus, menaçant de mille somations, te dévora.
Emprisonné dans ta gorge, la bête affamée se referma.
Te voilà maintenant parmi les nôtres, ma mère bienveillante, apaisée aux côtés de ceux qui nous construisent.
Engrandissent, ceux qui nous ont appris à dominer cette sinistre folie atavique qui nous étreint toi et moi.
Nous n'aurons pu faire connaissance que sur la fin, ces dernières heures muettes avant le départ, gorgées de sourires délicats, d'attention, ces souffles de compréhension ont gravé à jamais ma mémoire.
Je n'ai pu goûter que si peu à tout ça, c'est si dur, ça me manque

# Posté le samedi 23 août 2008 16:03

(¯`•._† .Liquide éphémère. †_.•`¯)


Où vont-elles ? Toutes ces âmes
Ombres et air de retraite
Souffleur d'éther, vapeur sur mer
Douleur d'essence, éteins celle qui danse
Celle qui gèle le vent, ouvre et quitte le temps

Je désire achter le ciel
Sans que vos dieux me prennent
Mais mon coeur reste en hiver
Oh j'ai oublié peut-être
Vos visages de poussières
Vous me manquez

Où vont-ils ? Ces enfants violemment grands
Ces noyaux ardents
Souffrent-ils de flâner à jamais
Dans les déserts soulagés
Passagers de la terre au liquide éphémère
Déguste toi car ici tu ne vivras qu'une fois...

# Posté le samedi 23 août 2008 15:59